Bonsoir à tous.
Avant de revenir en détail sur les résultats contrastés de nos trois représentants en Ligue des Champions, je crois que ce soir il convient avant tout de saluer et d'applaudir des deux mains le parcours assez incroyable réalisé par le Montpellier Hérault Sport Club de l'inénarrable, l'inoxydable (les adjectifs en -able vont manquer) Loulou Nicollin, qui doit être en extase à l'heure où j'écris ces lignes. Son club chéri, tombé dans l'anonymat après avoir connu une période faste à cheval sur la fin des années 80 et le début des années 90, simple promu voué à jouer le maintien en début de saison, est co-leader du championnat après 9 journées !
Et ce n'est pas volé. Surprenant peut-être, mais pas volé. Les Héraultais ont encore sorti un très bon match, même si leur tâche a été facilitée après l'expulsion d'Andreu - qui a sans doute payé ses quatre fautes consécutives en peu de temps. Un jeu rapide vers l'avant, avec des appuis sur les côtés, des joueurs qui ont hissé leur niveau de jeu par rapport à la L2 (à l'image de Costa et Montano), des recrues pas très bling-bling mais rompues aux joutes de la Ligue 1 (Pitau, Jeunechamp, Dernis) et quelques bons jeunes (dont le milieu Aït-Fana, déjà remarqué au Vélodrome face à Marseille), la recette est simple mais fonctionne à merveille.
Je ne suis qu'à moitié surpris, car en début de saison je voyais les Montpelliérains se maintenir tranquille (de mémoire, je les plaçais dans le ventre mou du grand prono de la L1), mais il est évident que personne ne pouvait les imaginer aussi haut au quart du championnat. Maintenant, difficile de dire si l'état de grâce va perdurer. Il est d'ailleurs probable que ce ne soit pas le cas et que Montpellier rentre dans le rang d'ici peu. Mais sachant que le maintien se jouera entre 40 et 45 points, et qu'ils en ont déjà 20 après 9 journées, les hommes de René Girard peuvent voir venir...